SEGUIN

Branche existant à LA REOLE

d'après : L'ouvrage de Monsieur J. de Bourrousse de Laffore - Edition 1860 - Tome troisième

© SEGUIN de France - 94370 Sucy-en-Brie

Le Nobiliaire L'Origine Anecdotes de SEGUIN Les différentes branches

 

I. En Vital DE SEGUIN

Premier du nom, signe avec En Ramond de Piis et autres proshommes de La Réole, le traité de paix et d'alliance passé au mois de novembre 1230, par lequel la ville de La Réole s'engage à fournir cent hommes si Bordeaux est attaqué par les ennemis du roi; et si La Réole est attaquée, la ville de Bordeaux lui fournira deux cents hommes. Vital est présumé père de :

II. En Gailhard DE SEGUIN

Signe le même traité entre les villes de La Réole et de Bordeaux. On le croit père de :

Vital II, qui a constitué la descendance;
Alaïs Seguin, épouse Raymond de Bernard, donzel de Grignols, dont :

Hélie de Bernard, mariée en 1301 à Guillaume Grimoard, III° du nom, qualifié d'abord damoiseau, puis chevalier de Grignols, lequel se remarie en 1327 à Bordeaux à Milon, fille de Milon de Seyssa, donzel de Grignols.

III. Vital DE SEGUIN, II° du nom

Il semble être le fils d'En Gailhard de Seguin et petit fils d'En Vital de Seguin, qui précède, avait en 1292 prit parti, ainsi que six autres habitants de La Réole, dont trois membres de la famille de Piis, en faveur des chanoines de l'église paroissiale de Saint-Michel dudit La Réole, contre les moines du prieuré de la même ville. L'antagonisme entre l'église paroissiale et le prieuré existait depuis longtemps et divisait la population. Dans une rixe survenue parce que les moines voulaient faire porter dans leur cimetière de la Madeleine Raymond Usclat, qui de droit devait être enseveli dans le cimetière de Saint-Michel, le vicaire de la Madeleine fut tué et le moine Fabri dangereusement blessé. Un procès fut instruit à cette occasion. Arnaud de Montardit qui avait, en sa qualité de prieur du prieuré Saint-Pierre de La Réole, le droit de condamner à mort Justicia sanguinis, jus detruncandi, suspendendi, etc.), jugeau utile d'humilier Guillaume de Piis, Doat de Piis, son fils, autre Doat, fils d'Arnaud de Piis, Pierre de Mirail, Guillaume-Arnaud de Bordères, Vital de Seguin et Guillaume de Cambes; de les ruiner par des amendes énormes pour cette époque, par des pèlerinages dispendieux, et n'y réussit que trop bien, malgré les efforts de messire Bonet de Piis, leur procureur fondé. Il leur ordonne d'exhumer Usclat et de le porter à la Madeleine. Les sept condamnés se soumettent à tout pour sauver leur vie : ils vont "sans chapeau, sans ceinture, sans manteau et sans éperons" demander aux moines leur pardon à genoux et payer au couvent une amende de 1,300 livres, somme énorme en ces temps reculés; ils sont, en outre, condamnés à deux pélerinages, l'un à Sainte-Quiterie-du-Mas, au diocèse d'Aire, l'autre à l'abbaye de Fleury-sur-Loire; enfin à faire le voyage de Rome pour obtenir du Saint-Père la rémission de leur crime. Cette sentence prononcée le 3 des kalendes de novembre (29 octobre 1292), reçut son exécution, et fut en particulier pour la famille de Seguin, une cause de ruine.

Vital de Seguin porta les armes sous Edouard 1er, roi d'Angleterre, dans la guerre de Gascogne, et plus tard sous Edouard II, comme on le voit dans les lettres-patentes du 20 février 1324, accordées à Raymond, son fils, par le roi d'Angleterre, duc de Guienne. Il est en outre, rappelé dans des lettres-patentes du 8 octobre 1345, rapportées plus loin, dans lesquelles il est dit père de Raymond, et celui-ci père d'autre Raymond. Il eut donc pour fils :

Raymond, qui a continué la descendance
Et probablement, Pierre de Seguin, habitant à La Réole en 1338, dans la rue de Pey-Seguin
Etienne de Seguin obtient en 1338, du roi d'Angleterre, la concession d'une place contiguë aux murs de la ville de Bordeaux. Il est qualifié bourgeois de Bordeaux et de Saint-Macaire dans les lettres-patentes accordées par le même roi, le 10 juin 1338 et le 28 janvier 1341, dans lesquelles, il est dit : " … Nous avions constitué pour dix ans ledit Etienne Seguin receveur du péage de la ville de Saint-Macaire et gardien de nos approvisionnements de bouche faits ou à faire pour la défense de notre château de Saint-Macaire … ". On le dit père de Guillaune Seguin qui succède à son père dans lesdites fonctions à Saint-Macaire, en vertu des lettres-patentes données à la Tour de Londres le 28 janvier 1341. Il obtient cette faveur "en récompense des travaux, des dommages et des bons services rendus par ledit Etienne Seguin, son père, mort au service du roi d'Angleterre."
Hélie Seguin, 1er du nom, obtient par lettres-patentes du roi d'Angleterre, datée de Lincoln 17 juillet 1331, la confirmation de la commission de sergent général de tout de duché de Guienne, office dont il avait été investi par Jean de Haustède, sénéchal dudit duché.
Itier de Seguin achète à Guillaume, seigneur de Mauléon, certains droits, rentes et autres biens possédés par ledit seigneur de Mauléon dans la ville, district et pays de Bordeaux. Il ne vivait plus le 10 septembre 1340, date des lettres-patentes accordées à son fils Bernard, qui confirment l'ancienne vente et inféodation faite à feu Itier de Seguin, son père, par Guillaume, seigneur de Mauléon. Edouard III, roi d'Angleterre, l'appelle dans ces lettres son cher et son fidèle Bernard de Seguin, fils de défunt, Itier de Seguin, citoyen de Bordeaux .

Guillaume Seguin, seigneur de La Daux, avait pris les armes et combattu sous la bannière d'Edouard 1er, roi d'Angleterre, duc de Guienne. Il est porté pour 32 livres et 6 sous chipotens dans le rôle de ceux auxquels ce prince accorde des secours en novembre 1308, parce que des terres leur avaient été prises par des Français pendant la dernière guerre.
Guillaume Seguin, clerc, est porté sur le même rôle de 1308 pour 130 livres.
Arnaud Seguin de Aquis est également porté sur le même rôle de 1308. Il est nommé et qualifié Arnaud Seguin, chevalier, et conjointement avec Raoul La Fière, docteur ès lois, Jean de Beynac, aussi chevalier, Garin de Sandrieux, damoiseau, Géraud d'Aubusson, etc … Il garantit la somme de 10.000 sous tournois, que Raoul de Comarque, damoiseau constitue à Ramonde de Comarque, sa fille, en la mariant à Hugues Morel, damoiseau, par contrat de l'an 1333.
Styne de Seguin et Guillaume-Arnaud Guyra, son mari, obtiennent d'Henri, comte de Lancastre, de Derby et de Leycestre, sénéchal, lieutenant pour le roi et capitaine général du duché de Guienne, à raison des services gratuits et utiles qu'ils ont rendus au roi d'Angleterre et des pertes qu'ils ont faites, la concession perpétuelle d'une maison située à La Réole, avec ses places et dépendances.

IV. RAYMOND DE SEGUIN, Ier du nom

Il obtient des lettres-patentes données à Westminster le 20 février 1321 par lesquelles Edouard II "concède à son cher Raymond Seguin, fils de feu Bidau (Vital) Seguin, pour les services qu'ils ont rendus l'un et l'autre tant audit roi d'Angleterre, son père, pendant la guerre de Gascogne, qu'à lui-même, ses droits sur les blés de La Réole, avec tout ce qui se rattache à ce droit".

Raymond de Seguin possédait à La Réole des terres, des tènements, des biens, des châteaux qui furent confisqués par l'armée française pendant la guerre et ne lui furent pas rendus après. Nous voyons en effet, que, par son mandement donné à Westminster le 2 mars 1327, Edouard III ordonne à son sénéchal de Gascogne et son connétable de Bordeaux de concéder à Raymond Seyguin, en compensation des terres, des tènements, des biens, des châteaux qui lui appartenaient et furent occupés pendant la guerre par les gens du roi de France, toute la terre et ses appartenances situées à Bordeaux et confisquées par le roi Edouard II sur André et Bernard de Busos (ou peut être Budos), terre qui avait été précédemment donnée audit Seguin par le même Edouard II.

V. RAYMOND DE SEGUIN, II° du nom

Il était fort jeune lorsqu'Edouard III signa les lettres-patentes datées du 8 octobre 1345, dont la teneur suit :
"Le Roi, à tous ceux, etc …, salut. Sachez que messire Edouard, notre père, naguère roi d'Angleterre, avait, par ses lettres-patentes, concédé à notre cher Raymond Seguin, fils de Vital Seguin, le marché au blé de la ville de La Réole, avec tous les doits appartenant audit marché au blé et pour tout le temps qui plairait à notredit père, comme cela est plus au long contenu dans lesdites lettres. NOUS, pour le bon service que le même Raymond nous a rendus et nous rendra à l'avenir, lui concédons, ainsi qu'à Raymond son fils, ledit marché au blé avec tous les droits qui en dépendent, sous notre bon plaisir dès que ladite ville rentrera dans nos mains."

Le 15 juillet 1363, les villes et les seigneurs de Guienne, au nombre desquels figure Raymond de Seguin, rendirent hommage, dans la cathédrale Saint André de Bordeaux, au Prince de Galles, dit le Prince-Noir.

VI. MONAT DE SEGUIN

Avec Monat de Canteloup, Amanieu d'Anglade, Jeannot de Francs, Guillot de Lansac, Géraud du Puch, les seigneurs de Lesparre, de Duras, de Montferrand, de Castillon, de Lalande, de Curton, de La Mothe, de Roquetaillade, de Caumon, d'Uza, de Caupenne, etc …, sont du nombre des seigneurs du Bordelais qui assistent non aux funérailles, mais aux honneurs (service funèbre) d'Archambaud de Grailly, vicomte de Bénauges, comte de Foix, souverain de Béarn. Cette cérémonie funèbre eut lieu en grande pompe à Orthez, au mois de mai 1414.

VII. JEAN DE SEGUIN, Ier du nom

Etait un der servants d'armes de Jean 1er, duc de Bourbon, qui fut établi capitaine général du pays de Languedoc et duché de Guienne en 1404, avec 300 hommes d'armes et 130 arbalétriers ou hommes de trait à cheval, et général en chef de l'armée française en Guienne en 1412. Jean de Seguin dut, à raison de ses fonctions, combattre le 25 octobre 1415 à la bataille d'Azincourt, à côté de ce prince, qui commandait l'avant-garde française et fut fait prisonnier. Les Rôles Normands nous apprennent que Jean de Seguin, resté fidèle au duc de Bourbon, obtint successivement deux sauf-conduits en 1419, et un troisième en 1420 pour aller voir ce prince prisonnier en Angleterre.

Nous avions vus jusqu'ici les divers membres de la famille de Seguin suivre, comme la plupart des seigneurs du pays, la fortune des rois d'Angleterre, ducs de Guienne, et, en échange des services rendus, recevoir des témoignages de considération et des concessions de droits utiles. Jean de Seguin s'attache, au contraire, au duc de Bourbon, dont il est servant d'armes, lui reste fidèle et va plusieurs fois le visiter en Angleterre, où ce prince malheureux meurt en 1434, après dix-neuf ans de captivité. Les Anglais firent payer cher cet abandon de leur cause. Les descendants de Jean de Seguin mirent plus d'un siècle à recouvrer en partie leur ancienne fortune.

Guillaume SEGUIN, IX° abbé de Guîtres, au diocèse de Bordeaux, en 1421, était probablement frère de Jean de Seguin, servant d'armes du duc de Bourdon.

VIII. N... DE SEGUIN,

Il ne nous est pas connu par des documents anglais, comme ses prédécesseurs. Il est, tout porte à le croire, fils de Jean 1er qui précède et père ou grand-père de Jean II, qui a continué la postérité jusqu'à nos jours. Les cartulaires, les chartes, les lettres-patentes, documents authentiques et nombreux déjà cités, les livres des jurades, les livres terriers, les actes de l'Etat-civil et autres actes publics de La Réole, constatent l'existence, pendant neuf cents ans, de la famille de Seguin à La Réole.

Etienne (Esteben) DE SEGUIN, homme d'armes, assiste en 1520, ave Mathieu de Faudoas, Bertrand d'Antin, Laurent et Jean de Mauléon, Jeannot de Batz, etc …, à la revue de la compagnie commandée par le capitaine Montault.

IX. JEAN DE SEGUIN, II° du nom

Né dans le XV° siècle, vivait encore à La Réole en 1529. Il est nommé, ainsi que tous ses successeurs, dans les actes publics de cette ville. Il eut pour fils :

X. HELIE DE SEGUIN, II° du nom

Habitant la rue de Pey-Seguin, à La Réole, épousa damoiselle Jeannette DE BEAUPUY (de Bello-Podio), fille d'Antoine de Beaupuy, écuyer, seigneur de La Garaudie, et de damoiselle Catherine de Marquessac, et sœur de Poncet de Beaupuy, écuyer, seigneur de La Garaudie, et de Gabrielle de Beaupuy, dame de Cubjac et de La Garaudie.

Antoine de Seguin, dont nous ne connaissons pas le degré de parenté avec Hélie de Seguin, était avec François de Madaillan, François de Montferrand, etc …, sous le prince de Navarre, à la revue en armes passée à Villeneuve d'Agenais le 15 juillet 1563.

XI. PEYS ou PIERRE DE SEGUIN

Vivait à La Réole en 1564, 1583 et 1613. Ses enfants furent :

Jean, qui suit;
Mr Me Pierre de Seguin, avocat en la Cour et juge de la vicomté de Castetz-en-Dorthe, reçu, en 1653, la sauvegarde suivante : "Le seigneur de Marin, lieutenant général des armées du Roy en Guienne soubz Monsieur le duc de Candale. ---Nous avons exempté et exemptons de tout logement et courses de gens de guerre les maisons, biens et métairies du Sieur de Seguin, juge de Castetz, et icelles mises soubz la protection et sauvegarde du Roy et la nôtre particulière … Fait à Marmande ce 2 avril 1653. Signé MARIN. Par mondit seigneur : (Signé) DE LOZE. Scellé des armes de M. de Marin". Pierre de Seguin fait son testament le 11 septembre 1654, dans lequel il nomme Jean et Jacques, ses frères, et Philippe, sa sœur, et institue pour son héritier universel sieur Jean du Cla, seigneur de Beigne, son cher beau-frère.
Jacques de Seguin, nommé au testament de Pierre, son frère, en 1654, doit être le même que Jacques de Seguin, chevalier, gentilhomme ordinaire de la Chambre, lieutenant-colonel au régiment de Navarre, qui vendit en 1633 la maison noble de Branne, située dans la paroisse de Montaigne-en-Puynormand, à Michel de Boireau, seigneur du Petit-Corbin, etc …
Philippe de Seguin, mariée à Jean du Cla, écuyer, sieur de Beigne, fils ou frère d'Antoine du Cla, écuyer, sieur de Guion, habitant la juridiction de Caudrot, l'un des témoins cités au testament de Pierre de Seguin en 1654.

XII. JEAN DE SEGUIN, III° du nom

Vivant à La Réole en 1636 et 1638, est nommé en 1654, au testament de Pierre de Seguin, juge de Castetz-en-Dorthe, son frère. Il fut père de :

Jacques, qui a continué la postérité;
Messire Aymard de Seguin, prêtre et chanoine, vivant en 1638;
Antoine de Seguin, vivant à La Réole en 1638.

XIII. JACQUES DE SEGUIN,

Né en 1660, fut marié à damoiselle N… DE LA HAYE, dont il eut :

Roch, dont l'article suit;
Messire Pierre de Seguin, vivant en 1638, a été chanoine de Saint-Servin;
(Et probablement) Aymard de Seguin, II° du nom, sieur de Luzaney, avocat en Parlement, né en 1638, mort en 1755.

XIV. ROCH DE SEGUIN,

Né le 9 janvier 1632, mort le 14 février 1697, laissa de damoiselle Géraude COUROLE sa femme :

Pierre-Roch qui a continué la postérité;
Hyacinthe de Seguin, garde du corps du Roi, né en 1671, eut le fief du Séjour dans le partage de la succession paternelle et maternelle. Il habitait Le Mirail à La Réole, lorsque retiré du service, il passa un acte dans cette ville le 29 septembre 1735;
(Et peut-être) La Bécède de Seguin, l'un des gentilshommes de la sénéchaussée de Bazas, qui, le 1er juin 1694, furent convoqués et passés en revue à Langon par M. le marquis de Montferrand, grand sénéchal et commandant de la Noblesse de Guienne.

XV. PIERRE ROCH DE SEGUIN DU SEJOUR, Ier du nom

Né en 1664, premier jurat de La Réole, fut lieutenant-colonel d'un régiment de cavalerie, comme le prouve la lettre suivante, qu'il reçut de M. R. de Ferrand :

"Monsieur, je viens de recevoir la somme de cent trente-deux livres dix sols que vous venez de m'envoyer en dix louis d'or de trze livres cinq sols pièce, laquelle somme je vous tienderé à compte premièrement sur les intérêts, et subcidièrement sur le capital de ce que vous me deves. Je suis de tout cœur, Monsieur, votre très humble et très obéissant serviteur. (Signé) R. FERRAND pour la dite somme. A Saint-Bazeille, ce 7 février 1707." L'adresse porte : "Monsieur, Monsieur de Seguin, lieutenant colonel au régiment de Canterel à La Réolle".

Pierre-Roch de Seguin, lieutenant-colonel de cavalerie en 1707, ne peut être confondu avec Jacques de Seguin, aussi lieutenant-colonel, soixante-seize ans plus tôt. Il avait épousé par contrat du 6 juillet 1694, Marie de la Vaissière, appartenant à une branche qui n'est pas mentionnée dans la généalogie de cette famille, au premier volume du Nobiliaire. Marie de la Vaissière était fille de noble Arnaud III de la Vaissière et de Catherine de Gautier, petite-fille d'Arnaud II de la Vaissière, marié en secondes noces avec Bertrande de Pichard, et arrière-petite-fille d'Arnaud I de La Vaissière, capitaine, et de Jeanne du Bois. Pierre-Roch de Seguin et Marie de La Vaissière eurent de leur mariage :

Pierre-Roch qui a continué la postérité;
Demoiselle Jeanne-Julie de Seguin assiste, en 1767, au contrat de mariage de Catherine de Seguin, sa nièce, avec messire Pierre de Peyrusse, écuyer, seigneur de la Brethe; elle fut marraine, le 24 janvier 1771, de Louis-David de Peyrusse, né de ce mariage.

XVI. Noble, messire PIERRE ROCH DE SEGUIN DU SEJOUR, II° du nom

Né le 15 mars 1703, possédait le fief du Séjour. Avocat, lieutenant criminel, puis maire perpétuel de La Réole, il résidait à Toulouse dès 1755, et fut nommé capitoul de cette dernière ville par brevet du roi Louis XV du 24 décembre 1761. Il exerça pendant l'année 1762 cette charge de capitoul de Toulouse, que les plus nobles et les plus anciennes familles ont de tous temps recherchée, charge qui, en vertu des ordonnances de nos rois, donnait la noblesse héréditaire à celui qui ne l'avait pas déjà, et assimilait le capitoul et tous ses descendants légitimes à la noblesse de race. Les capitouls furent confirmés par arrêt du Conseil du 2 juillet 1641, dans le privilège de convoquer et de commander le ban et l'arrière-ban de la Noblesse de la ville de Toulouse "comme chefs des nobles dudit Toulouse". Ils ont obtenu plusieurs arrêts du Conseil, édits et lettres-patentes des années 1692, 1706 et 1707, par lesquels il a été décidé qu'ils doivent être regardés comme les nobles de race et d'extraction. Cette noblesse a dans tous les temps, été reçue dans les ordres de chevalerie, même dans celui de Malte et celui des ordres du Roi, ce qui est rapporté dans l'arrêt du Conseil d'Etat tenu à Versailles le 25 mars 1727, et dont le dispositif est ainsi conçu : "… Le Roi, en son Conseil, a déclaré et déclare … En conséquence, Sa Majesté a maintenu gardé et conservé, maintient garde et conserve lesdits Capitouls de Toulouse, leurs enfans et descendans, nés et à naître en légitime mariage, dans leur noblesse, dont il jouiront, à l'avenir comme par le passé, ensemble, des privilèges, prérogatives, prééminences, franchises et libertés, et de tous autres avantages dont jouissent les nobles d'extraction et de race".

Messire Pierre-Roch de Seguin du Séjour était, d'après les Bénédictins de La Réole, l'un des orateurs les plus remarquables du barreau, homme d'une probité éprouvée, d'un esprit pénétrant, loué de tous les hommes de bien. Il est qualifié messire et écuyer dans les actes publics; et en particulier dans le contrat de mariage de sa fille du 7 novembre 1767, dans un contrat de constitution de rente consentie par dame Jeanne Cormane, sa veuve, en faveur de noble demoiselle Jeanne de La Vaissière de Capchicot, reçu et expédié le 8 mars 1774 par Me. Gauban, notaire royal à La Réole. Il eut de son mariage :

Jacques, dont l'article suit;
Demoiselle Catherine de Seguin du Séjour épouse, par contrat du 7 novembre 1767, passé devant Gauban, notaire royal de La Réole, messire Pierre de Peyrusse, écuyer, seigneur de la maison noble de La Brèthe, capitaine au régiment d'Auvergne en 1761, fils de messire Arnaud III de Peyrusse, écuyer, sieur de La Brèthe, et de dame Marie de La Vayssière. La future épouse est dite fille de feu messire Pierre-Roch de Seguin du Séjour, écuyer, ancien capitoul de Toulouse et maire de La Réole; elle est assistée de dame Jeanne de Cormane, sa mère, qui lui constitue 20,000 livres de dot et la tierce partie de tous ses biens; de messire Jacques de Seguin, son frère, et de Jeanne-Julie de Seguin, sa tante et marraine.

XVII. Messire JACQUES-ABEL DE SEGUIN DU SEJOUR

Ecuyer, est ainsi nommé et qualifié dans un acte de constitution de rente passé le 30 mai 1779 devant Me. Gauban, notaire royal à La Réole. Il était inscrit pour la somme de 60 livres au Catalogue de la capitation de la Noblesse, comme le prouvent les reçus qui nous ont été produits. Il est présent au mariage de sa sœur en 1767, et assiste à l'Assemblée générale de la Noblesse tenue à Bazas le 10 mars 1789. Pendant la famine de 1792, M. de Seguin soutient à ses frais l'hôpital de la ville de La Réole, comme le constatent les comptes dressés par les administrateurs de cet établissement, et précieusement conservés par la famille. Il eut néanmoins son château du Séjour démoli et ses titres de famille détruits le 5 octobre 1793. Marié à demoiselle Marie du Bergier de Fayars, fille de messire Clément du Bergier, seigneur de Rochens et de Beaulieu, conseiller au parlement de Bordeaux, il eut de ce mariage un fils unique :

XVIII. Noble, JEAN-RAYMOND-ANTOINE DE SEGUIN

Chef des noms et armes de sa famille, né le 15 juillet 1789, maire de La Réole, chevalier de la Légion d'Honneur par brevet du 12 novembre 1819, membre du Conseil Général de la Gironde en 1829 et en 1852, marié le 17 octobre 1821 à demoiselle Eliza-Phillis Mac Carthy, de l'illustre maison de ce nom, fille de messire John Mac-Carthy-Reagh et de dame Cécile-Véronique O'Byrne. Ses enfants sont :

Noble Charles-Louis-Roch de Seguin, marié à demoiselle Cécile DUFRESNE, dont :
- A. Noble Paul-Joseph-Raymond de Seguin;
- B. Marie-Louise de Seguin.
Dame Cécilia de Seguin, mariée, par contrat du 27 octobre 1841, à messire Henri-Charles de GASTEBOIS, fils de messire Henri de Gastebois et de dame Caroline de Lastie Saint-Jal. De ce mariage :
- Elisabeth de Gastebois.

LES DIFFERENTES BRANCHES DE SEGUIN

EN GUIENNE ET GASCOGNE

du VIII° siècle au XIX° siècle

       
Escoussans Estang et Estampes La Réole Rions
 


Cette notice généalogique est tirée du remarquable ouvrage : LE NOBILIAIRE DE GUIENNE ET DE GASCOGNE
de Monsieur J. de Bourrousse de Laffore - Edition 1860 - Tome troisième

Le texte qui précède, est pratiquement intégralement reproduit, à partir du Nobiliaire.
L'orthographe des noms patronymiques, de lieux ou de certaines expressions, est volontairement respectée et reproduite à l'identique dans le texte.

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